Archive | mai, 2020

The Book Of My Life – vol : 32 : Graphzine, Graphzone de Xavier Gilles Néret en 2019 (Coédition du Sandre et le dernier cri)

22 Mai
Graphzine Graphzone est une étude consacrée aux graphzines, cette alternative, née dans le sillage du punk, tant à la bande dessinée qu’à l’art institutionnel dit contemporain. Si l’univers du graphzine peut en effet sembler proche de celui de l’édition de bande dessinée indépendante, un pas de plus est fait dans la radicalité : les producteurs de graphzines, en bons praticiens du Do it yourself, privilégient l’autoproduction et les tirages restreints, expérimentent différents procédés d’impression et s’affranchissent volontiers des contraintes de la narration traditionnelle. Ce qui les
unit est sans doute l’obsession des images (des plus conventionnelles aux plus étonnantes et choquantes) et une réalisation artisanale souvent menée en « réseau ». Pour retracer l’histoire et appréhender les enjeux conceptuels de cette production, l’auteur s’appuie largement sur le propos des hommes de l’art, une approche chorale qui répond au caractère polymorphe du graphzine. Partant des pionniers (Bazooka et Elles Sont De Sortie), X.-G. Néret explore en détail ce phénomène qui allait foisonner en dehors des institutions à partir des années 1980. Un territoire neuf s’ouvrait, qui brisait les conventions narratives de la bande dessinée par le rapprochement ambigu d’images et de textes. En analysant la variété des influences et des formes du graphzine, parmi lesquelles le heta-uma, courant graphique japonais inventé par Teruhiko Yumura, source importante bien que souterraine, l’auteur dégage l’essence de cette pratique. Le graphzine se révèle être un art de vivre, l’affirmation d’une puissance créatrice qui implique un renversement de valeurs favorisant l’expression des singularités ; une liberté qui se manifeste tant au niveau de la forme, expérimentale, que du contenu, soumis à aucune censure autre que celle que les artistes s’infligent eux-mêmes – au risque, pour certains, de se voir intimidés ou condamnés. Ils explorent ainsi, parfois avec une désarmante « innocence insatiable », des territoires que les instances normalisatrices réprouvent,
notamment ceux qui ont trait à la sexualité et à la mort. X.-G. Néret y voit aussi une puissante avant-garde graphique, dans le sillage de Dada, du lettrisme et du situationnisme, contribuant à prolonger en la renouvelant « une histoire secrète du XX e siècle ».

The Book Of My Life – vol : 31 FANZINORAMA : UNE HISTOIRE DE LA BANDE DESSINÉE UNDERGROUND DE MARIE BOURGOIN & MATTHIEU RÉMY chez Hoëbeke en 2019

22 Mai
A l’occasion des 30 ans de La Fanzinothèque, cet ouvrage présente plus de 200 fac-similés de fanzines de bande dessinée jamais réédités depuis leur création. Objet alternatif oscillant entre presse, publication auto-éditée, journal intime et tract militant, le fanzine a toujours incarné une production éditoriale et artistique singulière. Animés par la volonté de faire au mieux avec très peu de moyens, les dessinateurs de fanzines ont su inventer des objets qui ont révolutionné les arts graphiques et les codes de l’édition.
Plusieurs décennies d’histoire de la bande dessinée libre sont ici racontées à travers ces objets inclassables.

The Book Of My Life – vol : 30 Bazooka : Un regard moderne (le seuil en 2005)

22 Mai

De 1976 à 1980, six élèves des Beaux-Arts choisissent les médias pour donner à l’art une audience quotidienne. En quelques numéros de « Un regard moderne », le groupe Bazooka, Olivia Clavel, Lulu Larsen, Kiki Picasso, Loulou Picasso, T5 et Bernard Vidal, impose sa dictature graphique au journal Libération, dans une somme d’images construites et déconstruites, banales et violentes, liées à l’actualité. C’était la fin des années 1970, les années punk. Les Bazooka publient dans Hara-Kiri, Rock & Folk, Métal Hurlant, toute la presse de l’époque. Ils font des pochettes de disque pour Tuxedomoon, Elvis Costello, Starshooter, Asphalt Jungle, Elli & Jacno. Et puis Bazooka s’autodétruit. Depuis, leurs images radicales, leur sens de l’habillage et du graphisme ont fait école. Pour la première fois, plus de 150 documents ressortent au grand jour, avec la réédition de pages emblématiques de « Un Regard moderne », des dessins originaux des six artistes, des photographies d’époque ainsi qu’une sélection des meilleures pages du site Internet un regard moderne. Plus qu’un revival : le come back esthétique de la modernité.

— Auteurs : sous la direction de Jean Seisser : Benoît Decron, Gilles Forest, Serge July, Daniel Mallerin, Serge Perdriolle, Emmanuel Pernoud

THE SONG OF MY LIFE – vol 468 : Rustin Man – Night In Evening City

21 Mai

THE SONG OF MY LIFE – vol 467 : A.R. Kane – Suicide Kiss

21 Mai

THE SONG OF MY LIFE – vol 466 : Gavin Bryars – Jesus’ Blood Never Failed Me Yet

20 Mai

LES FILMS DE MA VIE VOL 59 : L’amour c’est gai, l’amour c’est triste de Jean-Daniel Pollet (1971)

17 Mai

THE SONG OF MY LIFE – vol 465 : Zéca & Zézé Di Nha Reinalda – Mocinhos

17 Mai

LES FILMS DE MA VIE VOL 58 : L’Ascension de LARISSA CHEPITKO en 1976

15 Mai

THE SONG OF MY LIFE – vol 464 : Ziad Rahbani – Abu Ali

12 Mai