Le franco tunisien Samy Ben Redjeb édite, via son label basé a Francfort, ANALOG AFRICA une nouvelle compilation remarquable. Samy est un des rares crate digger à pouvoir tenir la dragée haute aux labels US et UK qui en matière de réédition se taillent la part du lion.

12 Oct

Label:
Analog Africa
1- Bar Konou Moussou – Amadou Ballaké et l´Orchestre Super Volta 5:27 2- Kodjougou – Abdoulaye Cissé 5:14 3- Dambakale – Compaore Issouf 4:37 4- Renouveau – Amadou Ballaké et Les 5 consuls 4:46 5- Tink-Tank – Afro-Soul System 4:10 6- Love, Music And Dance – Mamo Lagbema 4:07 7- Baden Djougou – Amadou Ballaké et Les 5 consuls 4:21 8- Johnny – Amadou Ballaké et l´Orchestre Super Volta 3:31 9- Sie Koumgolo – Coulibaly Tidiani 4:09 10- Kabendo – Mangue Konde 7:44 11- Rog Mik Africa – Orchestre CVD 4:46 12- Sali – Amadou Ballaké et le Super Volta 4:04 13- Zambo-Zambo – Mamo Lagbema 4:32 14- Katougou – Richard Seidou Traoré 4:19 15- Oye Ka Bara Kignan – Amadou Ballaké et l´Orchestre Super Volta 4:01 16- Tond Yabramba – Sandwidi Pierre et l´Harmonie Voltaique 5:22

L’HISTOIRE:Pour commémorer sa 10eme sorties, Analog Africa se rend au Burkina Faso, l’un des joyaux du Sahel, une bande de terres arides et rudes, qui chevauchent le sud du Sahara et s’étendent d’Ouest en Est, de Dakar à Djibouti. Autrefois connu comme la Haute-Volta, le son du Burkina Faso a été organisé et nourrie alors que le pays était encore au coeur d’un vaste patchwork résultant de la vague colonialiste française en Afrique de l’ouest.
Apres l’indépendance, la montée d’une classe moyenne urbaine disposée à investir dans les arts burkinabé, a engendré nombre de chanteurs, groupes, orchestres et surtout labels, qui ont tous joué leur rôle dans l’avènement d’un âge d’or de la musique de leur nation durant les années 1970 – une décennie marquée par l’instabilité politique dans le pays, mais aussi une époque d’éveil artistique de toute l’Afrique.
Le climat sahélien, ne portait heureusement aucune influence sur le son burkinabé, qui reste à la fois cosmopolite et brut. Toute l’Afrique de l’Ouest a été et continue de rester profondément interconnectés. C’est pourquoi, dans leur quête du meilleur concert, du meilleur producteur et du meilleur équipement d’enregistrement, les musiciens burkinabé se sont souvent aventurés dans les régions environnantes, retournant ainsi au pays enrichis d’une utile connaissance des styles et des spécificités musicales de leurs voisins.
Ainsi le son du Burkina Faso combine l’afro-funk, les rythmes traditionnels islamiques et les subtils sons afro-latino amenés par la visite des cubains. Ce sont cependant les mélodies mandingues et les techniques de guitare du Mali et de Guinée qui restent de loin les traits les plus marquants d’un puissant mélange qui distinguent le style voltaïque entre 1974 et 1979.

Derrière l’Harmonie Voltaïque et Super-Volta (tous deux sur cette compilation), grands pionniers des orchestres de la capitale Ouagadougou, de nombreux groupes ont suivi. Bien loin de la capitale, des orchestres régionaux ont fièrement vanté le son contemporain à travers des groupes tels que Echo del Africa National et Volta Jazz, exportant ainsi vers la capitale bon nombre de musiciens talentueux et nécessaires.
Labels et maisons de disques surgissent alors en masse, désireux de capturer ce son nouveau, à la fois mystique et soulful, qui déferlait sur le pays. Volta Discobelle et Club Voltaique du Disque (CVD) émergent tous les 2 en 1974 et devinrent les deux grands compétiteurs de la musique moderne du pays. Malgré ses humbles débuts comme magasin de disques, CVD finit par largement dominer le marché. Les deux labels ont travaillé avec les ténors de l’époque, tels que le grand Amadou Ballaké, icône nationale en vedette de nombreux titres sur cette compilation.
Vers le milieu des années 70, Ouagadougou était devenue un foyer brulant de la musique africaine, ou se retrouvait groupes en tournée, instrumentistes, producteurs et chanteurs les plus doués. Le talent coulait à flot si l’on peut dire… Bamogo Jean Claude, fondateur de l’Afro-Soul System, passe ainsi du statut de « musicien artisanal », à celui de célébrité nationale. De même que Balake, qui enchaina les petits boulots, avant d’obtenir le succès qu’on lui connait.
Offrant à Analog Africa l’une de ses explorations musicale les plus obscures sur le continent africain, le son de l’âge d’or de la musique Burkinabé mérite sans conteste d’être entendu et mit en lumière. La diversité de styles et d’influences qui le caractérise, est ainsi fidèlement représentée sur les 16 titres de cette superbe compilation disponible le 10 Octobre en CD, 2LP et digital.
ANALOG AFRICA:
Après plus de cinq années d’existence, Analog Africa s’est affirmé comme l’un des labels référence de la scène Afro-Funk/Afro-Groove, non seulement à force d’un brillant travail de réédition et de recherche, mais aussi en organisant par exemple les premières tournées européennes de Anibal Velasquez (Colombie) et de Ebo Taylor (Ghana), ou encore en ressuscitant le légendaire Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou (Benin), depuis revenu sur le devant de la scène World internationale.

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Une Réponse to “Le franco tunisien Samy Ben Redjeb édite, via son label basé a Francfort, ANALOG AFRICA une nouvelle compilation remarquable. Samy est un des rares crate digger à pouvoir tenir la dragée haute aux labels US et UK qui en matière de réédition se taillent la part du lion.”

  1. oscar août 9, 2013 à 7:54 #

    c est le meilleur

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