Au commencement était le sexe. Sauveur. Chargé d’immortalité. Il y a la Bête. Héroïque. Puisssante. Et au-delà de la Bête, il n’y a rien. Rien sinon Dieu lui-même. Magnifique et pesant. Avec son oeil de glace. Rond. Statique. Démesurément profond. Fixe jusqu’à l’hypnose. Tragique regard d’oiseau. Allumé et cruel. Impénétrable de détachement. Rivé sur l’infini d’où tout arrive. Le monde s’ouvre comme un énorme utérus en feu. Le monde est femelle comme l’est la création. Et putain, impudique comme l’est la femelle. Père. Fils. Esprit. Triangle sacré du pubis. Le sexe-roi. C’est partout la famine. Etreindre. Prendre. Jouir. Le monde est vautré, nu, offert à la fornication dans sa splendeur maligne et dans sa purulence, tous ses abcès ouverts. Sous les yeux même de l’innocence qui cherche.

4 Août

    texte :Septentrion(Louis Calaferte)

 

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